Vlado Kristl

né le 24/01/1923 à Zagreb et décédé le 07/07/2004 à Munich

Issu d’une famille bourgeoise de Zagreb, Vlado passe une jeunesse dorée entre Zagreb, Rijeka et Vienne. Durant l’occupation des Allemands, il rejoint le mouvement de Résistance de Tito où il acquiert une réputation en tant que dessinateur de caricatures pour le journal des Partizans. Dans les années 50, à Zagreb, il fait parti des fondateurs du groupe « EXAT 51 », orienté vers l’art cinétique ; qui représente une des branches les plus importantes du mouvement européen des « Nouvelles Tendances ». Parallèlement à son travail de peintre, il fait ses premières recherches filmographiques d’avant-garde, menées au sein de l’ »école de dessin animé » de Zagreb.
Pris par l’esprit d’aventure, il part en Amérique Latine, découvre l’Argentine, le Mexique et surtout le Chili où il reste plusieurs années fasciné par ses rencontres et la beauté des pays. Quand sa mère est mourante, il revient en Croatie, mais la situation politique et sociale y l’étouffe rapidement, il cherche la liberté ailleurs et s’éxile en Allemagne, à Munich.


Quand Vlado Kristl arrive en Allemagne, il s’intéresse au cinéma expérimental en réalisant des courts- et longs-métrages ainsi que des dessins animés. Depuis 1964, en dépit d’être considéré comme l’enfant terrible du cinéma allemand, nombre de ses courts-métrages sont primés (en particulier au festival d’Oberhausen), et aujourd’hui, le milieu artistique allemand connaît Kristl surtout pour son œuvre cinématographique.
Malgré son renommé de réalisateur, il restait toujours fidèle à la peinture, et à ce propos, il laisse une œuvre comportant plus de 300 tableaux.  Les expositions les plus importantes ont lieu à Zagreb et Rijeka en Croatie et à Munich, Hambourg et Saarbrücken en Allemagne.


Vlado Kristl était un personnage non classable, original, léger et grave en même temps, toujours en lutte contre le système et à la recherche hors des sentiers battus. Convaincu que « devenir célèbre » serait synonyme de trahir ses idées fondamentales, il a toujours rompu avec toute éventualité de renommé sous prétexte de « refuser le gangstérisme et l’hypocrisie » comme il disait. Nons sans amertume, mais sans regret.
Depuis sa disparition, les expositions collectives et individuelles continuent, surtout en Croatie et en Allemagne. Dernière exposition en date : « Made in Munich, Editions de 1968 – 2008, où Vlado Kristl se partage la salle avec de nombreux artistes de renom international. 


Aujourd’hui, la plus grande partie des œuvres artistiques est conservée par la famille Kristl; il s’agit de plus de 300 peintures, de lithographies, livres de dessin et de poésie.
Toute son œuvre cinémathographique est conservée à la Cinémathèque de Munich (Filmmuseum) qui se charge également de la gestion des demandes de projection et de l’organisation de rétrospectives.